« Une nouvelle démonstration de cette horde de sauvageons », soupire le procureur de Montbéliard Paul-Édouard Lallois en ce vendredi matin, à la lumière des événements de la nuit précédente. En cette période de canicule, où les nerfs sont à vif, la question des rodéos urbains ne fait qu’amplifier le niveau de tensions. Ça, ce n’est que le tour de chauffe. Du côté de Montbéliard, les moteurs pétaradants se font entendre jusqu’aux fenêtres du palais de justice. Vers 20 h 30, le Centre de supervision urbain (CSU) repère le manège de plusieurs machines sur la Petite Hollande. Profitant de la présence de motards venus de Besançon pour renforcer le dispositif, deux d’entre eux se mettent à la poursuite d’un jeune évoluant sans casque et visage découvert, sur un engin rouge. Une première réaction « d’hostilité de la part d’autochtones », dixit un membre des forces de l’ordre, se fait ressentir, avec une cinquantaine d’individus se dressant face aux deux motards. À cette occasion, des projectiles sont balancés dans leur direction.
Retour rue du Petit Chenois, où la moto rouge est désormais chevauchée par… un autre jeune, évoluant tête nue, lui aussi. La horde évoquée a sérieusement enflé pour culminer « à une centaine de personnes », dixit le procureur. Le rapport de force est disproportionné.
Aucune interpellation à la clé mais deux motos saisies « qui finiront en compression », promet le procureur, espérant par ailleurs identifier les pilotes au révélateur de la vidéosurveillance. À chacun ses armes…
Merci à Jean


