Sophia Chikirou, députée LFI de Paris et candidate aux dernières municipales dans la capitale, a été relaxée lundi par le tribunal correctionnel de Paris des accusations d’escroquerie qui la visaient dans l’affaire Le Média. Elle a toutefois été condamnée pour vol dans ce même dossier, à 8 000 euros d’amende, dont 4 000 euros avec sursis.
Les faits remontent à juillet 2018. L’accusation reprochait à Sophia Chikirou, alors fraîchement évincée de la webtélé Le Média qu’elle avait cofondée, d’avoir tenté de faire virer 67 146 euros depuis les comptes du site d’actualité vers sa société de conseil de l’époque, Mediascop. Le tribunal l’a relaxée de cette accusation, estimant notamment que l’usage d’une fausse qualité par la députée n’était pas caractérisé.
La députée a en revanche été reconnue coupable d’un vol de chèques jamais utilisés. Le président Guillaume Daieff a souligné que le « vol est pour un élu un fait présentant une gravité certaine », tout en tenant compte « de l’ancienneté » de l’affaire et du fait que « la société plaignante se soit désistée de sa plainte au terme d’un protocole d’accord ».
Absente lundi au tribunal, Sophia Chikirou avait dénoncé le calendrier du procès, ouvert pendant sa campagne pour la mairie de Paris. « Je n’arrive vraiment pas à comprendre pourquoi vous avez choisi le moment où j’étais candidate à la mairie de Paris pour ressortir cette affaire. (…) Vous avez clos ce dossier, cette enquête, il y a des années, cinq ans. Pourquoi avoir attendu tout ce temps-là ? », avait-elle lancé à la procureure.



