À l’approche de la fin de l’année 2026, un dossier sensible revient sur la table du gouvernement : celui des travailleurs étrangers sans papiers employés dans les métiers en tension. L’expérimentation prévue par la loi Immigration doit s’arrêter le 31 décembre, ouvrant la voie à de nouvelles règles au premier jour d’une année présidentielle.
Dans la discrétion d’une réunion matinale au ministère du Travail, Laurent Nuñez et Jean-Pierre Farandou ont entendu les organisations patronales et syndicales. Fait rare, les deux camps dressent le même constat : la circulaire Retailleau a trop réduit les possibilités de régularisation par le travail.
Le chiffre résume le malaise : 1 655 titres de séjour seulement ont été délivrés en 2025 au motif des métiers en tension. Les pistes évoquées restent prudentes : élargir les listes, assouplir les critères, faciliter certains titres. Mais sur l’immigration, chaque réglage administratif devient aussitôt une ligne de fracture politique





