Après un énième incendie qui s’est déclaré dans une chambre occupée illégalement, les résidents du foyer Adoma font planer la menace d’une grève des loyers. Ils demandent au bailleur de faire le ménage dans le bâtiment, surnommé « la tour de l’horreur ».
Sur les seize étages de la tour A de la rue des Sorbiers, rares sont les paliers qui ne comptent pas au moins une porte anti-intrusion. Le signe de la violence qui s’est enracinée dans ce foyer Adoma à Nanterre dont le surnom officieux, « la tour de l’horreur », résume le quotidien des résidents, confrontés à la fois à l’insalubrité, aux squats, aux trafics et, désormais, à la prostitution.
Dans ce chaos où les ressources de chaque locataire se révèlent souvent maigres, la débrouille est érigée en vertu. La solidarité, beaucoup moins. Ce mercredi 6 mai, pourtant, les prémices d’une cohésion affleurent dans le hall de la tour, où les « vrais résidents » se sont rassemblés pour jeter les bases d’une grève des loyers après un énième incendie, la semaine passée, dans une chambre squattée du 13e étage.





