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Conspuer les « mabouls » – partisans d’un bras de fer avec l’Algérie – comme l’a récemment fait Emmanuel Macron ne suffit pas à faire fléchir le régime du président Tebboune. À la politique du rapport de force défendue par l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, le président préfère les coulisses de la diplomatie. Discussions discrètes entre émissaires, entrevues personnelles avec les consuls algériens, appel téléphonique avec son homologue et, même, voyages officiels des ministres des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, et de l’Intérieur, Laurent Nuñez, sur le sol algérien.

Pour l’Élysée, les conditions d’un dégel semblent réunies. En février, le locataire de Beauvau annonçait ainsi la relance d’une « coopération sécuritaire de très haut niveau », avec de premiers résultats : plusieurs dizaines de laissez-passer délivrés et, le 23 avril, la reconduite de sept ressortissants algériens jugés dangereux. « On est passé de zéro à plusieurs obligations de quitter le territoire français (OQTF) exécutées », défend le ministère de l’Intérieur, qui jure toutefois faire preuve de « la plus grande vigilance » quant aux relations bilatérales avec Alger. D’après nos informations, le bilan reste maigre, avec seulement 29 laissez-passer consulaires délivrés, n’ayant abouti qu’à 19 éloignements concrets.

Ces quelques réadmissions cachent un entêtement de la part des autorités algériennes, le président Tebboune multipliant les obstacles en matière de politique migratoire, à commencer par la réadmission des profils islamistes. D’après nos informations toujours, aucun laissez-passer consulaire n’a jusqu’à présent été délivré lorsqu’il a fallu expulser un ressortissant algérien radicalisé sur le terrain islamiste.

« Il y a un blocage systématique sur les profils dits dangereux, rien ne passe, c’est un vrai mur », confirme une source du ministère de l’Intérieur. Mêmes obstructions pour la coopération judiciaire concernant le crime organisé. Selon des sources policières et judiciaires concordantes, une vingtaine de cibles recherchées par la gendarmerie et la police vivraient aujourd’hui à l’abri sur le sol algérien. Parmi elles, des cadres présumés de la DZ Mafia et d’autres réseaux de narcotrafiquants opérant en France, dont les noms ne sortent qu’au moment de leur interpellation… hors du sanctuaire.

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Le JDD


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