Une épicerie afghane située rue Charbonnerie, dans le centre-ville de Saint-Brieuc, a fait l’objet d’une fermeture administrative d’un mois sur décision de la préfecture des Côtes-d’Armor. L’arrêté, pris le 18 mars 2026, vise un commerce ouvert depuis mars 2025 et soupçonné d’être lié à un trafic de stupéfiants. Selon Ouest-France, il s’agit du premier commerce du département fermé pour ce motif dans le cadre de la loi narcotrafic validée en juin 2025.
D’après l’arrêté préfectoral consulté par Ouest-France, le gérant, âgé de 32 ans, a été contrôlé mi-octobre 2025 par les policiers en possession de produits stupéfiants et de 805 € en numéraire. Quelques jours plus tard, il aurait été dépisté positif aux stupéfiants avec 1 765 € sur lui. En novembre, une perquisition à son domicile a permis la saisie de 106 g de résine de cannabis et de 48 sachets d’ecstasy, un volume présenté comme dépassant le cadre d’une consommation personnelle. Selon les informations du journal, aucune substance n’a été retrouvée dans la boutique.
Les services de l’État estiment que les sommes retrouvées en liquide lors des contrôles apparaissent difficilement compatibles avec l’activité commerciale. Selon l’arrêté, il est établi que le magasin sert de couverture fiscale et de lieu d’échange pour le trafic. Le 8 juin 2025, lors d’une visite préventive, les policiers municipaux avaient également constaté une vente interdite d’alcool, alors que le commerce était présenté comme une épicerie sans vente d’alcool.
Le responsable de la boutique a été placé en garde à vue au commissariat. Il est poursuivi pour détention non autorisée, usage illicite et acquisition non autorisée de stupéfiants. Il doit être jugé mardi 5 mai 2026 devant le tribunal judiciaire de Saint-Brieuc. D’après Ouest-France, d’autres enseignes briochines, au moins deux, sont également dans le collimateur des autorités, mais Le Comptoir afghan, rue des Trois frères Merlin, n’en fait pas partie.





