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La démission de soldats du Special Air Service représenterait une menace pour la sécurité nationale, selon plusieurs sources.

Des membres du 22 SAS, l’unité de combat la plus prestigieuse de l’armée britannique, auraient demandé un départ volontaire anticipé en nombre significatif.

Le Telegraph ne publie pas le chiffre exact pour des raisons de sécurité, mais au moins deux escadrons, D et G, seraient concernés. Plusieurs sources internes au SAS qualifient ces départs de significatifs et de « menace pour la sécurité nationale ».

Selon des initiés, ces démissions seraient motivées par l’indignation suscitée par les récentes enquêtes sur des crimes de guerre en Afghanistan et en Syria, décrites comme des « chasses aux sorcières ».

Le traitement réservé à d’anciens vétérans du SAS ayant servi en Northern Ireland aurait également contribué à la colère interne. Ils estiment avoir été harcelés devant les tribunaux via des plaintes abusives, dont certaines ont été qualifiées de « ridicules » par un juge.

Parmi les démissionnaires figureraient plusieurs adjudants supérieurs, considérés comme la colonne vertébrale des forces spéciales et parmi les soldats les plus expérimentés du régiment. Certains auraient demandé leur départ « par principe » juste avant Noël.

« Le moral est merdique en ce moment », a déclaré une source au fait des pertes récentes.
Une autre évoque un « profond malaise » au sein du régiment.

Pression sur Starmer

Keir Starmer subit une forte pression pour renforcer les forces armées après l’attaque de Donald Trump contre l’Iran, qui aurait mis en lumière le manque de préparation britannique à un conflit.

Il aurait fallu trois semaines au destroyer HMS Dragon pour rejoindre la Méditerranée orientale après qu’une base aérienne britannique à RAF Akrotiri eut été frappée par un drone.

Keir Starmer n’aurait toujours pas précisé comment le gouvernement atteindra son engagement de consacrer 3 % du PIB à la défense, et le plan décennal d’investissement militaire promis l’automne dernier n’a pas encore été publié, en raison de désaccords entre le Ministry of Defence et le Trésor britannique.

Impact majeur sur les forces spéciales

Les démissions constituent un coup dur pour cette unité d’élite, fer de lance des opérations militaires britanniques et déployée dans le monde entier.

Le mois précédent, il avait été révélé que 242 militaires des forces spéciales, dont 120 encore en service, faisaient l’objet d’enquêtes menées par des avocats dans le cadre de procédures relatives aux droits humains coûtant un million de livres par mois.

Des opérations secrètes menées en Afghanistan, en Northern Ireland et en Syria seraient examinées, les soldats concernés risquant des sanctions juridiques en cas de non-coopération.

« On se sent trahis »

George Simm a déclaré que les soldats craignaient de « recevoir un coup à la porte » de la part d’avocats et se sentaient trahis.

Selon lui, des textes comme la European Convention on Human Rights seraient appliqués aux zones de guerre, donnant désormais plus de poids au droit à la vie de « terroristes armés et meurtriers » qu’à celui des soldats des forces spéciales chargés de les neutraliser.

« Si un soldat tire avec son arme, il recevra presque certainement un jour la visite d’un avocat. »

Critiques contre le Labour

Richard Williams, ex-commandant du régiment, a affirmé que le Labour Party infligeait au SAS un « double coup toxique » mêlant poursuites judiciaires et coupes budgétaires.

Le projet de loi du gouvernement sur les Troubles nord-irlandais, visant à supprimer certaines immunités accordées sous les conservateurs, suscite aussi la colère dans les milieux militaires.

Mise en garde d’anciens chefs militaires

Neuf anciens chefs militaires britanniques ont averti avant Noël que les réformes judiciaires provoquaient un « exode » au sein des forces spéciales.

Dans une lettre ouverte adressée à Keir Starmer, ils affirmaient que rouvrir d’anciens dossiers contre des vétérans jouait le jeu des ennemis du Royaume-Uni.

Parmi les signataires figurait Patrick Sanders, qui écrivait :

« Chaque soldat britannique déployé doit désormais penser non seulement à l’ennemi devant lui, mais aussi à l’avocat derrière lui. »

Déclin militaire britannique

L’armée britannique est passée de plus de 100 000 soldats vers 2010 à un peu plus de 70 000 soldats pleinement formés aujourd’hui, son plus faible effectif depuis avant les guerres napoléoniennes.

La marine britannique, autrefois fleuron du pays, est aujourd’hui à son plus petit format de mémoire récente : sept frégates, six destroyers et deux porte-avions.

Sur les six sous-marins nucléaires d’attaque de classe Astute-class submarine, un seul serait actuellement en mer.

Réponse du ministère de la Défense

Un porte-parole du Ministry of Defence a déclaré :

« Bien qu’il soit de tradition pour les gouvernements successifs de ne pas commenter les forces spéciales britanniques, nous sommes immensément fiers de l’ensemble de nos forces armées et de leur contribution exceptionnelle à la sécurité du Royaume-Uni, sur le territoire national comme à l’étranger. »

« Nous veillons à ce que le cadre juridique encadrant nos forces armées reflète les réalités concrètes des opérations militaires, et à ce que ceux qui ont servi honorablement soient correctement protégés. »

« Lorsque le Royaume-Uni mène une action militaire, il respecte pleinement le droit britannique et international. »

Telegraph.co.uk

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