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Un mois après l’élection du nouveau maire Bally Bagayoko, la police municipale de Saint-Denis traverse une période de malaise interne. Plusieurs agents disent ne plus comprendre leur rôle depuis la nouvelle orientation sécuritaire engagée par la municipalité, marquée notamment par le lancement d’un processus de désarmement et la suppression annoncée des LBD.

Selon plusieurs policiers interrogés, les consignes actuelles privilégieraient la simple présence sur le terrain, avec ordre de ne pas se mettre en danger et de limiter les interventions dans certains quartiers sauf appel explicite. Des agents évoquent une multiplication des demandes de mutation. L’un parle d’une cinquantaine de dossiers déposés, un autre estime qu’au moins 80 personnes chercheraient à partir. Le service compte 160 agents, dont 130 sur la voie publique.

À l’intérieur du poste, certains décrivent « une ambiance en mode Pôle emploi ». D’autres dénoncent un sentiment d’abandon face aux insultes, jets de pavés, crachats ou tirs de mortiers. Un agent affirme : « J’attends ma mutation avec impatience. » Plusieurs disent craindre de ne plus être soutenus politiquement.

Interrogé publiquement, Bally Bagayoko affirme qu’il n’y a pour l’instant que deux départs effectifs. Selon les informations rapportées, la mairie souhaiterait appliquer les trois mois de préavis statutaires afin de préserver l’organisation du service. Certains agents expriment parallèlement leur nostalgie de la période de Mathieu Hanotin, estimant que la police municipale y était davantage soutenue.

Le Parisien

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