Caroline Yadan ne s’attendait pas à un tel emballement. La députée macroniste des Français de l’étranger (dont Israël) savait que sa proposition de loi visant à lutter contre les nouvelles formes d’antisémitisme allait secouer l’Assemblée. Mais elle n’imaginait pas qu’une pétition contre son texte récolterait plus de 700.000 signatures en quelques jours. Ni que son nom s’afficherait sur les bandeaux des chaînes d’information en continu. « Je n’ai jamais vu ça. Je reçois des centaines d’insultes à la minute sur les réseaux sociaux. De l’antisémitisme, des menaces de mort. Je déposerai une plainte globale quand tout sera terminé. En attendant, ça montre que mon combat est juste, authentique, et nécessaire », plaide celle qui sera au banc, ces prochaines heures, pour défendre sa loi.
Inconnue du grand public, Caroline Yadan n’était encore qu’une simple militante associative il y a quelques années. D’abord, dès son plus jeune âge, à SOS Racisme, à la Licra ou aux Restos du cœur.




