Eric Robic, 51 ans, a été tué par balles jeudi 16 avril 2026 au matin, au 49 boulevard Victor-Hugo, à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine. Les faits se sont produits vers 09h30. Touché par plusieurs tirs en pleine rue, cet homme domicilié à proximité immédiate du lieu des faits a succombé à ses blessures. Un périmètre de sécurité a été mis en place par les policiers.
Selon les premiers éléments, deux suspects ont pris la fuite sur un deux-roues et étaient toujours activement recherchés. D’après les informations d’Actu17, la victime était bien connue des services de police et de la justice. La piste privilégiée par les enquêteurs est celle d’un règlement de comptes. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire parisienne. Sollicité, le parquet de Nanterre n’a pas donné suite dans l’immédiat.
Eric Robic s’était fait connaître dans l’affaire Lee Zeitouni. Le 16 septembre 2011, au volant d’un 4×4 à Tel-Aviv, il avait mortellement fauché cette jeune Israélienne de 25 ans avant de prendre la fuite avec son passager Claude Khayat, sans alerter les secours, puis de rentrer en France. Le 3 décembre 2014, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans de prison ferme pour homicide involontaire aggravé et non-assistance à personne en péril. Claude Khayat avait, lui, été condamné à quinze mois ferme. Eric Robic n’avait finalement effectué que dix-huit mois de détention avant d’être remis en liberté.
Son nom était ensuite réapparu dans une vaste escroquerie internationale de plus d’un million d’euros, commise entre 2013 et 2014 avec Claude Khayat. Selon les enquêteurs, les deux hommes étaient considérés comme les cerveaux d’un dispositif fondé sur l’achat de véhicules à crédit via des sociétés écrans, avant leur revente à bas prix à des garages peu scrupuleux. Les fonds étaient ensuite blanchis à l’étranger, notamment en Pologne, en Chine et en Israël. Le 17 janvier 2024, le tribunal correctionnel de Bobigny l’avait condamné à dix-huit mois de prison avec sursis probatoire. Il avait par ailleurs été mis en cause dans un système présumé de corruption à la maison d’arrêt de Fresnes, avant d’être relaxé le 11 janvier 2023 par le tribunal correctionnel de Créteil.




