Depuis septembre 2023, une élève se rend déjà chaque jour par ses propres moyens du hameau Villiers-Martin (Loiret) au collège de Puiseaux. Ses parents, des voisins – dont un couple de retraités, s’organisent pour l’emmener. Afin d’obtenir un arrêt, il faut notamment qu’au moins deux élèves soient concernés, et que la distance entre deux arrêts soit de plus de deux kilomètres. L’unique collégienne du hameau ne répondait donc pas à tous ces critères. Mais selon les calculs des parents d’élèves du hameau, ils seront quatre enfants concernés en 2026.
Pour aller au collège, les élèves devront donc se rendre à l’arrêt le plus proche, situé dans le centre de Manchecourt. « C’est inadmissible et très dangereux. Ils devront traverser la départementale, puis marcher plus de deux kilomètres, sans trottoir et sans lumière. Et pourtant, à seulement 3 km, sur cette même route et dans des conditions similaires, le village de Coudray bénéficie d’un arrêt », s’indigne Johan Nozacmeur qui exerce la profession de routier et connaît donc bien ces problématiques.
La région a effectué un essai en mars dernier. Elle a testé sans difficulté la manœuvre de demi-tour sur la placette du hameau. En revanche, pour l’entrée et la sortie du hameau, le chauffeur a été contraint de chevaucher les deux voies de la D2152. « Ce qui présente un haut niveau de dangerosité sur cette départementale très fréquentée », explique la région pour motiver son avis défavorable.
Une pétition en ligne a été lancée. « À défaut d’évolution de la position de la région, un recours en justice est envisagé », promettent les parents. Le maire délégué de Manchecourt, Fabien Bercher soutient la démarche des parents. […]




