Le Comité Adama affirme avoir réussi à faire élire plusieurs de ses militants lors d’échéances locales dans différentes communes françaises. Dans une publication, le collectif revendique explicitement une stratégie politique visant à investir les institutions locales.
Quatre noms sont cités : Fenda Diarra, adjointe à Ivry-sur-Seine, Sonia Chaouche, conseillère de Paris, ainsi que Hidi Joubert et Jawad Amami, tous deux conseillers municipaux à Beaumont-sur-Oise. Le mouvement présente ces élections comme le résultat d’une orientation assumée vers l’exercice du pouvoir.
Selon le texte publié, cette stratégie découle d’un constat : « le combat pour rendre justice face aux violences policières pouvait conduire à une impasse s’il se focalisait uniquement sur l’aspect judiciaire ». Le collectif explique avoir élargi son action à « tous les aspects qui concernent les quartiers populaires », en mettant en avant une « prise de pouvoir au niveau local ».
Le Comité Adama évoque également le non-lieu prononcé dans son affaire judiciaire comme un tournant, qualifié de « début d’une nouvelle étape ». Il annonce vouloir poursuivre son implantation dans les sphères de décision, tout en développant en parallèle une école de formation politique baptisée « Génération Leaders ».





