J’ai été empêchée de me rendre au Canada : une entrave préoccupante à l’action parlementaire et à la liberté d’expression.
— Rima Hassan (@RimaHas) March 28, 2026
J’assurerai malgré tout mes deux conférences à distance lundi et mardi soir, ce qui sera pour moi l’occasion de m’exprimer sur cette tentative de censure. https://t.co/gqhjninP8w
Elle avait un programme chargé au début de cette semaine : elle devait participer à deux conférences devant 1600 personnes, en plus de rencontrer les députés solidaires Ruba Ghazal et Haroun Bouazzi.
L’élue avait été invitée par plusieurs organisations de gauche et propalestiniennes.
« J’ai été empêchée de me rendre au Canada, [c’est] une entrave préoccupante à l’action parlementaire et à la liberté d’expression », a dénoncé Mme Hassan sur les réseaux sociaux. « J’assurerai malgré tout mes deux conférences à distance lundi et mardi soir. » Son équipe et elle n’ont pas répondu à la demande d’entrevue de La Presse, tard samedi soir.
Mme Hassan – elle-même née dans une famille palestinienne réfugiée en Syrie – divise la France depuis quelques années par ses critiques brutales d’Israël et ses déclarations controversées dans la foulée des attaques du 7 octobre 2023.
Elle a notamment affirmé deux ans plus tard que « le Hamas a une action légitime du point de vue du droit international » et a fait valoir que « le Hamas, ce n’est pas qu’un mode opératoire terroriste ». Ses interventions à la tribune du Parlement européen, keffieh au cou, lui ont valu plusieurs rappels à l’ordre.
L’eurodéputée est aussi revenue dans l’actualité cet hiver : c’est en marge de l’une de ses conférences que le militant ultranationaliste Quentin Deranque a été mortellement blessé dans une rue de Lyon.
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