MàJ du 11/10/2026 à 11 h 02
Le FBI a identifié un ressortissant irakien arrêté en mai en Turquie comme commanditaire présumé de la tentative d’attentat du 28 mars contre Bank of America à Paris (75). Les éléments ont été transmis à la justice française, rapporte Le Monde, le 8 octobre.
Le Parisien revient le 11 octobre sur les liens entre cette filière pro-iranienne et des adolescents de Montreuil (93). Des intermédiaires restent à identifier dans l’enquête.
Aux États-Unis, Mohammad Baqer Saad Dawood Al-Saadi est poursuivi pour huit chefs d’accusation liés au terrorisme depuis le 28 mai. Le ministère américain de la Justice le soupçonne d’avoir contribué à organiser environ 18 attaques ou tentatives en Europe. Selon l’accusation, HAYI serait une façade de Kata’ib Hizballah et d’autres organisations terroristes, avec des liens avec les Gardiens de la révolution iraniens. Les faits reprochés restent des accusations.
Le Monde fait aussi état de six suspects mis en examen en France, dont deux Belges soupçonnées d’avoir transporté l’engin explosif.
29/03/2026
Deux nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi 28 à dimanche 29 mars dans le cadre de l’enquête sur l’attentat déjoué contre le siège parisien de la Bank of America, a indiqué le Parquet national anti-terroriste (Pnat), sollicité par l’AFP.
Un mineur de 17 ans a été interpellé alors qu’il tentait de mettre le feu à un engin explosif rue La Boétie, dans le 8e arrondissement.
Au 29 mars 2026, peu d’informations avaient été publiées sur le suspect interpellé. Selon nos informations, il est connu des services de police pour stupéfiants. Au moment de son arrestation, il n’avait pas de papiers d’identité sur lui, mais il se dit Sénégalais.
Le suspect était accompagné d’un deuxième homme, qui est parvenu à prendre la fuite. Ce dernier est « activement recherché », a fait savoir Laurent Nuñez ce samedi soir, précisant que le complice « filmait, probablement pour revendiquer cette action ».
Au 29 mars 2026, aucune information sur les commanditaires n’avait été confirmée, mais un mystérieux groupe islamiste intitulé « Harakat Ashab al-Yamin al-Islamiya » (HAYI) (« Mouvement islamique des Compagnons des Justes », en français) avait évoqué en début de semaine une attaque contre une banque américaine à Paris dans un groupe Telegram, comme nous l’évoquions jeudi. Ce groupe a revendiqué au total sept attaques, notamment en Belgique ou en Angleterre. (Et aux Pays-Bas, ainsi qu’en Norvège. ndlr)
À chaque fois, les vidéos de ces attentats ont été diffusées sur des chaînes Telegram considérées comme proches des Gardiens de la révolution islamique, notamment des milices chiites irakiennes, alimentant les soupçons d’une action terroriste téléguidée par l’étranger.

28/03/2026
L’interpellation a eu lieu avant un possible drame. Dans la nuit de vendredi à samedi, à 3h25 du matin, des policiers de la BAC (Brigade anti-criminalité) ont arrêté un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal devant les locaux de la « Bank Of America », au 51 rue La Boétie dans le VIIIe arrondissement de Paris, selon une source policière au Parisien.
Il a été interpellé alors qu’il tentait de mettre feu à son système avec un briquet puis placé en garde à vue. Les policiers étaient présents sur place pour une mission de sécurisation aux alentours des locaux de cette banque américaine.
L’engin était constitué d’un bidon transparent de cinq litres contenant un liquide encore indéterminé et d’une charge composée d’un pétard d’environ 650 g de poudre explosive. Il a été pris en charge par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris.
L’individu arrêté n’était pas seul au moment des faits. Il était accompagné d’une deuxième personne qui a pris la fuite. L’homme arrêté a déclaré avoir été contacté par Snapchat et rémunéré 600 euros pour effectuer cette mission. Il a expliqué avoir été déposé sur place en voiture par quelqu’un.
Le parquet national antiterroriste a aussitôt ouvert une enquête pour tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste, fabrication d’engin incendiaire ou explosif en relation avec une entreprise terroriste, détention et transport d’engin incendiaire ou explosif en vue de la préparation de dégradations dangereuses, en relation avec une entreprise terroriste, et association de malfaiteurs terroriste. L’enquête a été confiée à la Direction judiciaire de la préfecture de police de Paris et à la Direction générale de la sécurité intérieure.
(merci à Tom)



