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Au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), la défaite du maire sortant Les Républicains, Thierry Meignen, s’est jouée à 448 voix lors du second tour des élections municipales. Arrivé largement en tête au premier tour avec 44,89 %, il a finalement été battu par le candidat divers gauche Demba Traoré, qui a obtenu 51,49 % des suffrages après un rassemblement des forces de gauche.

Dimanche soir, malgré un climat tendu à l’hôtel de ville, Thierry Meignen a lui-même proclamé les résultats. Sous les huées d’une partie du public, il a dénoncé une campagne « assez agitée » et évoqué « un certain nombre d’irrégularités majeures qui donneront lieu à un recours ». Il a ensuite quitté les lieux escorté par la police municipale, tandis que des opposants scandaient « Dehors ! ».

Le sénateur affirme disposer d’éléments pour contester le scrutin. Il évoque notamment un bureau de vote qui aurait été « pris d’assaut » par des proches de ses adversaires, accusés d’avoir exercé « des pressions et intimidations » sur les électeurs. Il met également en cause un meeting supposément financé par une association, ainsi que la publication d’un livre critique à son égard. « On a les moyens de faire annuler » l’élection, assure-t-il.

Se disant « écœuré », Thierry Meignen annonce qu’il ne siégera pas au conseil municipal. Il dénonce une situation locale qu’il juge dégradée et affirme : « Aujourd’hui le Blanc-Mesnil est perdu. La ville va être divisée entre les racailles et ceux qui ont peur ». Il redoute notamment une hausse de l’insécurité et le départ d’habitants, tout en critiquant la future majorité municipale.

Le Figaro

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