Le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, a annoncé le dépôt prochain d’une plainte contre le rédacteur d’un article d’Oise Hebdo l’accusant d’avoir favorisé des candidats macronistes pendant la campagne des municipales. La préfecture dément toute partialité et affirme agir dans le respect de la neutralité de l’État. Oise Hebdo maintient ses accusations, en citant les cas de Senlis et de Compiègne.
Le préfet de l’Oise, Jean-Marie Caillaud, a annoncé qu’il porterait plainte contre le rédacteur d’un article d’Oise Hebdo mettant en cause la neutralité des services de l’État pendant la campagne des municipales. Dans une mise au point publiée le 6 mars 2026, la préfecture dément toute intervention destinée à favoriser des candidats macronistes dans le département.
La préfecture explique d’abord qu’un communiqué fondé sur l’article 40 du code de procédure pénale avait été diffusé avant le début de la période de réserve, sans citer ni le nom du candidat concerné ni la commune. Selon elle, ce texte visait uniquement à rappeler que la remise en cause de la probité d’agents publics, ainsi que l’outrage à magistrat ou à agent dépositaire de l’autorité publique, constituent des infractions pénales. Elle précise aussi que ses services n’ont pas compétence pour prononcer l’inéligibilité d’un candidat et qu’ils se bornent à informer et conseiller l’ensemble des listes, quelles que soient leurs sensibilités politiques.
Oise Hebdo rejette cette version et maintient ses accusations. Le journal affirme que le signalement visait nécessairement Jean-Christophe Canter, candidat à Senlis face à Pascale Loiseleur, décrite comme « très macroniste ». Il soutient qu’en rendant publique cette procédure, le préfet aurait, selon lui, favorisé la campagne de cette candidate. L’hebdomadaire cite aussi un article du Courrier Picard relayant une information de la sous-préfecture de Compiègne selon laquelle deux candidats de la liste de Philippe Marini risqueraient d’être invalidés.
Dans sa réponse, Oise Hebdo va plus loin encore en reliant ces épisodes à la venue annoncée de Gérald Darmanin à Compiègne le 10 mars et à celle de Matthieu Lefèvre le 5 mars, tous deux présentés comme proches du préfet ou de son entourage politique. Le journal conclut que Jean-Marie Caillaud serait intervenu « pour ses amis macronistes » durant la campagne. De son côté, la préfecture affirme exercer ses missions « dans le strict respect des principes de neutralité et d’impartialité » et considère que l’article met en cause « l’intégrité et la neutralité des services de l’État ».




