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Des écoles informées que les dessins des enfants pourraient être considérés comme blasphématoires au regard de la loi islamique.

Des directives adressées aux enseignants par les conseils municipaux travaillistes du nord de l’Angleterre avertissent que les images réalisées par les élèves lors des cours d’arts plastiques peuvent être considérées comme « idolâtres » au regard de la charia.

Ces recommandations, destinées à aider les enseignants à s’adapter aux sensibilités religieuses, soulignent également que les cours de musique et de danse pourraient être contraires aux enseignements de l’islam.

Elles ajoutent que la diversité en classe peut être « une grande source de force », mais que les écoles « devront faire preuve de souplesse pour tenir compte des différences religieuses ».

Ces recommandations ont été publiées par les autorités locales du nord de l’Angleterre, notamment celles de Kirklees, la commune dont dépend le lycée Batley Grammar School.

L’établissement scolaire a été le théâtre de manifestations en 2021 après qu’un enseignant eut montré une image du prophète Mahomet en classe. Ce membre du personnel vit toujours dans la clandestinité.

Le document d’orientation intitulé « Sharing the Journey » indique que « certains parents musulmans peuvent se montrer sensibles à l’enseignement de certains aspects de l’art, de la danse, du théâtre, de la musique, de l’éducation physique, de l’éducation religieuse et de l’éducation sexuelle et relationnelle ».

Le guide thématique sur la manière de gérer les interdits religieux dans le cadre de l’enseignement du programme national précise que, bien que la culture islamique ait produit un art abstrait durable, « les représentations figuratives en trois dimensions d’êtres humains sont considérées comme idolâtres par certains musulmans ».

Recommandation aux enseignants : « Il est très important que l’école en prenne conscience et veille également à ne pas demander à ses élèves de reproduire des images de Jésus, du prophète Mahomet ou d’autres figures considérées comme des prophètes dans l’islam. Certains élèves musulmans pourraient ne pas souhaiter dessiner la figure humaine. »

Cette interdiction s’appuie sur plusieurs hadiths – récits canoniques sur Mahomet qui fondent la charia – dans lesquels le prophète musulman s’oppose aux images, en particulier celles imitant des êtres vivants.

Les directives destinées aux écoles précisent en outre que « dans l’islam, la musique se limite traditionnellement à la voix humaine et aux instruments à percussion non accordables, comme à l’époque du Prophète, où ils n’étaient utilisés que lors des cérémonies de mariage et sur le champ de bataille ».

Le document souligne qu’il existe une diversité d’opinions sur la musique dans l’islam, mais que « les écoles devraient prêter attention à toute préoccupation, discuter de la place de la musique dans le programme scolaire et veiller à ce que les élèves ne soient pas invités à participer à des chants qui vont à l’encontre de leurs convictions religieuses ».

L’interdiction de la musique n’est pas partagée par tous les musulmans, mais elle a été défendue par certains courants, notamment le déobandisme prôné par les talibans.

Les enseignants sont également avertis que les cours de danse pourraient susciter des inquiétudes chez les parents quant au « contact physique entre garçons et filles ».

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The Telegraph

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