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Le travaux de la galerie de la cathédrale d’Angers touchent à leur fin : l’inauguration est prévue pour le 9 avril 2026, lors d’un grand évènement ouvert à tous. C’est Monseigneur Emmanuel Delmas, évêque d’Angers, qui bénira ce nouvel espace liturgique.

Pourquoi une galerie pour la cathédrale d’Angers ?

En 1993, lors de travaux de nettoyage des sculptures du portail, les spécialistes découvrent qu’à l’origine, ces sculptures était peintes. Ces polychromies avaient été recouvertes d’un badigeon blanc entre 1810 et 1935.

Après la restauration des polychromies, il était nécessaire de les protéger des aléas météorologiques (pluie, vent, ensoleillement).

Pourquoi ne pas avoir reproduit la galerie du XIIIème siècle ?

Une galerie existait déjà au XIIIème siècle devant la cathédrale d’Angers. Cependant, il était impossible de la reproduire car les éléments dont nous disposions (gravures, peintures) étaient insuffisants et parfois même incohérents entre eux : par exemple, le nombre d’arches de la galerie diffère d’une représentation à l’autre.

Comment le choix de cette galerie a-t-il été réalisé ?

En 2019, la décision d’organiser un concours d’architecture est prise. Différents enjeux et contraintes sont imposés aux candidats :

  • Conservation : protéger les polychromies ;
  • Usage : permettre l’entrée dans la cathédrale, en ménageant un passage du profane au sacré ;
  • Volumétrie : faire en sorte que la galerie compose avec la cathédrale et ne prenne pas le dessus ;
  • Urbanisme : la création doit s’insérer dans le tissu urbain existant et avoir la même emprise que l’ancienne galerie du XIIIème siècle.

D’autres contraintes techniques nombreuses étaient aussi imposées par le cahier des charges : la partie haute de la nouvelle galerie devait arriver entre le larmier et le haut des polychromies (soit une hauteur d’environ un mètre) sans les masquer (ce qui excluait la présence de poteaux sous la galerie). Il était aussi impossible que la création s’appuie sur la cathédrale elle-même au risque d’affaiblir sa structure, ou que les fondations reposent sur les vestiges archéologiques présents au pied de la cathédrale.

Soixante-quatorze candidatures ont été reçues, cinq ont été retenues pour un second tour. Au terme du concours, c’est l’agence de l’architecte Kengo Kuma qui a été choisie par le jury, notamment composé du préfet de Maine-et-Loire, de l’évêque du diocèse d’Angers et du maire d’Angers.

Les cinq projets finalistes peuvent être consultés ici.

La page dédiée à la galerie sur le site du diocèse de Maine et Loire

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