La société DI s’est spécialisée dans le traitement des « corps creux sous pression ». Elle fait partie des très rares acteurs en Île-de-France à pouvoir se charger de la collecte et du traitement complet des bonbonnes de protoxyde d’azote . Cette société basée à Saint-Pathus (Seine-et-Marne), en limite de l’Oise, traiterait avec près de 80 % des villes franciliennes et même avec des communes de la France entière. Un phénomène particulièrement inquiétant au regard de « l’impact sur le réchauffement climatique » de ce gaz. Le protoxyde d’azote libéré dans l’atmosphère étant environ 300 fois plus puissant que le CO2.
Face à la hausse constante du nombre de bonbonnes en provenance des réseaux de déchetteries ou des collectivités via les centres techniques en direct, l’entreprise a même dû recruter 11 salariés ces quatre dernières années – 16 salariés au total. Preuve de la place prise par le déchet : en 2025 sur les 400 000 corps creux traités (bouteilles de gaz ou extincteurs par exemple) par l’entreprise, environ 300 000 sont des bonbonnes de protoxyde d’azote.
Sa consommation à usage récréatif s’est tant répandue qu’on voit désormais apparaître des bouteilles proches de la taille d’un extincteur, à des encablures des petites cartouches chromés que l’on trouvait il y a plusieurs années en supermarchés. Un phénomène en hausse constante depuis le Covid, dopée par Internet et les réseaux sociaux.
Et depuis le récent tout de vis opéré par les préfets sur le territoire, les saisies réalisées par les forces de l’ordre de bonbonnes pleines ont augmenté. Des déchets, de fait, plus chers à traiter. « Du simple au triple », souligne le dirigeant. En moyenne, le coût de traitement se situe aux environs de 10-15 euros pour une bouteille simple et aux alentours de 30 euros pour une pleine. […]




