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La “Joconde du musée de Sens”… C’est le surnom donné à cette “exceptionnelle sculpture” équestre représentant la déesse Épona. Datée du IIIe-IVe siècle et découverte en 2009, lors de fouilles préventives au fond d’un puits sur le site de Saint-Valérien (Yonne), cette œuvre “majeure pour l’art gallo-romain” appartient aux collections du musée de Sens.

Mais depuis un an et demi, la sculpture en bois plaqué de bronze est en restauration au laboratoire ARC-Nucléart, au sein du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à Grenoble.

lle fait l’objet de toutes les attentions et est auscultée de près en vue d’une meilleure conservation. Analyses physico-chimiques, détection botanique, tomographie… Autant de techniques utilisées pour rendre compte de l’état de la sculpture.

“Ici, nous avons une expertise sur le bois, on a aussi des outils à disposition qui vont permettre de faire une analyse très approfondie des procédés physico-chimiques qui permettent d’aller au fond de l’œuvre. On fait un peu le dossier du patient, ça va nous donner son état de santé et ça va nous permettre de savoir comment on peut l’exposer dans les meilleures conditions possibles”, explique Floriane Hélias, conservatrice, restauratrice à Arc-nucléart.

Cette restauration de l’œuvre a également permis de recueillir de nombreuses informations sur la structure de celle-ci, sur les détails de fabrication et sur d’éventuelles rénovations antérieures.

Cette représentation de la déesse celte Épona est un “unicum”, car il s’agit du seul exemple conservé de sculpture antique en bois plaqué de bronze. Si sa conservation au fil des siècles a été permise par l’eau présente au fond du puits, cette œuvre unique a tout de même subi les dégradations du temps.

“Là, le bronze a été complètement oxydé par le temps. Au départ, le bronze a une couleur dorée, et avec le temps elle s’oxyde dans des couleurs verdâtres. Il faut imaginer qu’à l’origine cette statue apparaissait complètement dorée alors qu’en fait, c’était un plaqué bronze”, décrit Pauline Arnaud, la directrice adjointe du musée de Sens.

Et malgré son état de dégradation avancée, elle laisse apparaître toute sa richesse : “On perçoit encore toute la finesse et la maîtrise technique des artisans de l’Antiquité, cette statue est riche de plein de détails”, précise Pauline Arnaud.

La restauration de l’œuvre se poursuit. Après le nettoyage complet et la consolidation des zones fragilisées, il reste désormais à remonter tous les éléments détachés. La déesse Épona et son cheval pourront alors retourner dans l’Yonne, pour être à nouveau exposés au musée de Sens.

France 3 Auverge-Rhône-Alpes

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