Si l’infiltration islamo-gauchiste à l’occasion de la constitution de listes aux élections municipales sous des couleurs LFI n’est plus un secret pour personne (voir la commission d’enquête sur le sujet de décembre 2025), les convoitises de l’ultra-gauche surfant sur l’abandon des territoires ruraux est moins connue. Exemple avec ce petit bourg du fin fond de la Normandie, Putanges-le-Lac (2.000 âmes), qui comme d’autres ailleurs voit se constituer une liste d’inspiration dite « participative », « Le Mouvement citoyen », pilotée par Actions communes et Fréquence commune. Deux collectifs ouvertement wokistes qui étendent leur toile dans l’Hexagone via les élections locales et dont les liens avec la fondation Soros (entre autres) interroge.
Sous des apparences anodines et une volonté louable de « renouveler la démocratie par nos communes », Actions communes, en guise de tribune, se réfère aux mouvements d’ultra-gauche « Nuit debout », « les marches pour le climat » et « les gilets jaunes », et se dit « ancré.es dans une histoire de luttes sociales et populaires, notamment la Commune, inspiré.es […] par les mouvements municipalistes au Rojava, en Espagne, au Chiapas ». Via son site extrêmement fourni, le réseau incite les citoyens à constituer des listes municipales avec « un projet politique radical visant à la lutte contre les inégalités sociales, l’oppression du vivant, les dominations de classe, de race ou de genre ». Et leur en fournit les clés.
Sous ce discours verbeux et plus concrètement, Actions communes et Fréquence commune, qui soulignent « l’enjeu de taille pour ces citoyens déçus et malmenés par le quinquennat d’Emmanuel Macron et face à une offensive réactionnaire étouffant l’espace médiatique sur les questions de sécurité et d’immigration », se targuent d’avoir, à leur actif, aidé une dizaine de « listes citoyennes » à remporter des mairies en 2020 et de fédérer 130 communes actives (dont la ville de Poitiers), 160 élus majoritaires et 60 élus minoritaires. Avec des résultats probants relayés par « Reporterre, le média de l’écologie », tels la proposition de repas bio dans les cantines, la « réappropriation d’une station de ski de moyenne montagne et même des forêts » et, cerise sur le gâteau, la « féminisation des élus qui – bien que les municipalités ne soient pas exemptées de violences sexistes et sexuelles, a permis la mise à l’agenda de certaines questions, telles que la création d’un congé menstruel à destination des membres des services internes ». Congé menstruel dont on mesure désormais les limites du ridicule.
Tout ceci pourrait rester anecdotique. Mais il y a plus inquiétant : sur son site, Fréquence commune arbore fièrement des partenariats tels que la fondation « Un monde par tous » (qui « intervient dans le domaine des migrants »), la fondation Danielle-Mitterrand et l’Open Society Foundations de George Soros, dont la réputation n’est plus à faire. De quoi mieux comprendre la partie du programme proposé « pour prendre le pouvoir et le partager » consacré « aux villes et villages refuges pour tenir les digues » dans lequel est prêché « la démocratie plutôt que le fascisme, […] et l’accueil inconditionnel à travers des villes et villages accueillants plutôt que du repli sur soi et du rejet de l’autre ». Ou comment favoriser l’installation de migrants dans nos campagnes, dans la droite ligne de l’idéologie de la fondation Soros.








