Avec ses avocats, le collectif a entretenu le suspense sur un décès pourtant sans mystère, conclu par un non-lieu de la Cour de cassation mercredi. Retour sur une défaite juridique définitive, transformée en succès médiatique.
C’était tout sauf une surprise. La Cour de cassation a confirmé le 11 février 2026 le non-lieu dans l’affaire Adama Traoré, du nom de ce jeune homme mort à Beaumont-sur-Oise, le 19 juillet 2016, lors d’une interpellation mouvementée. Le Point avait pronostiqué cette issue, sans grand risque, dès juillet 2023. Nous avions également pronostiqué la réaction du Comité Vérité pour Adama : une saisine de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).
La disproportion entre le vide du dossier et sa couverture médiatique est considérable. En dix ans d’enquête, personne n’a jamais été mis en examen pour la mort d’Adama Traoré. Le corps ne portait aucune trace de mauvais traitement. Dès août 2016, les légistes ont avancé une explication rationnelle à son décès.
Souffrant de pathologies préexistantes, Adama Traoré aurait succombé à un arrêt cardiaque après avoir produit des efforts violents pour échapper aux gendarmes, un jour de canicule, sous cannabis. Le comité a transformé ce décès banal en affaire d’État, affinant une méthode appelée à resservir. En voici les principaux éléments.
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