Les faits se sont produits dans la nuit du 12 au 13 janvier, mais n’ont été rendus publics que le lundi 2 février. La maire d’Échirolles, Amandine Demore, a vu le véhicule de la mairie qu’elle utilisait être volontairement incendié au pied de sa résidence, aux côtés de deux autres voitures.
Vers 1 h 30, l’élue a été réveillée par des bruits d’explosion. En regardant par la fenêtre, elle a constaté que trois véhicules stationnés sur le parking de sa résidence étaient en feu. Elle a également aperçu « deux ou trois hommes encagoulés et vêtus de noir » prenant la fuite à pied. Les propriétaires des véhicules touchés, dont la municipalité, ont déposé plainte. Une enquête de police a été ouverte.
Contactée, Amandine Demore a affirmé qu’« il ne fait aucun doute » qu’elle était personnellement visée et qu’il s’agissait d’« un acte d’intimidation supplémentaire » lié à ses prises de position et à ses actions, notamment en matière de lutte contre le narcotrafic. « Ce n’est pas la première fois que je subis des pressions », a-t-elle ajouté.
La maire assure toutefois ne pas céder à la peur : « C’est la preuve que je dérange et que je suis donc sur le bon chemin. C’est pourquoi je ne m’arrêterai pas. » Elle a également souligné le soutien reçu de la préfète de l’Isère, du directeur interdépartemental de la police nationale, ainsi que du ministre de l’Intérieur, qui lui a adressé un message dès le lendemain des faits. Depuis l’incendie, elle n’utilise plus de véhicule municipal et est accompagnée quotidiennement par des membres de son équipe.




