Un homme de 49 ans, interpellé en flagrant délit de livraison de stupéfiants dans le Xe arrondissement de Paris, a été remis en liberté le 30 janvier 2026 par le tribunal correctionnel. Après deux mois passés en détention provisoire, toutes les poursuites engagées contre lui ont été annulées en raison d’une irrégularité de procédure relevée par sa défense.
Les faits remontent au 5 décembre 2025, vers 16 heures, rue Louis-Blanc. Des policiers de la Brigade anti-criminalité repèrent un individu dont le comportement leur paraît suspect dans un secteur connu pour être exposé au trafic de drogue. L’homme pénètre dans un immeuble et semble chercher un nom sur les boîtes aux lettres. Les fonctionnaires procèdent alors à un contrôle. Une palpation de sécurité permet la découverte d’un sac contenant plusieurs pochons de stupéfiants. La pesée établira la présence de 56 grammes de drogues diverses, dont de la MDMA, de la kétamine, du crack, du GHB et de la 3MMC.
Placée en garde à vue au commissariat du XIXe arrondissement, la personne interpellée, de nationalité marocaine et résidant à Garges-lès-Gonesse, refuse de s’expliquer et de communiquer le code de son téléphone. Sans emploi ni revenu, elle est déférée le 8 décembre. Le juge renvoie alors l’audience et ordonne son incarcération dans l’attente d’un jugement ultérieur.
Lors de l’audience du 30 janvier, l’avocat du prévenu, Me Yanis Ariouat, obtient l’annulation de l’ensemble de la procédure. Il invoque une palpation de sécurité irrégulière, non justifiée par une menace caractérisée pour les policiers. Le procureur avait requis le rejet de cet argument et une peine de neuf mois de prison. Le conseil de la défense indique désormais envisager une demande d’indemnisation pour les deux mois de détention provisoire.




