Le maire socialiste de Saint-Denis, Mathieu Hanotin, candidat à sa réélection aux municipales de 2026, s’est inquiété dimanche d’un possible soutien électoral de narcotrafiquants à la liste menée par La France insoumise et le Parti communiste dans sa commune.
S’exprimant lors d’une réunion consacrée à la lutte contre le narcotrafic, en présence du militant écologiste et antidrogue Amine Kessaci venu lui apporter son soutien, l’édile estime que le programme de la liste LFI-PCF, qui prévoit de désarmer et de réduire les missions de la police municipale, aurait attiré la faveur de trafiquants et de « petits dealers ».
Selon Mathieu Hanotin, ce positionnement politique « aboutit à ce qu’aujourd’hui, dans les quartiers, on a les petits dealers, les choufs qui chauffent les policiers municipaux en leur disant : “Nous, on va tous voter pour Bally Bagayoko pour prendre votre place demain” ». Il précise toutefois ne pas accuser ses adversaires d’« accointances » avec les narcotrafiquants, affirmant : « Ce n’est pas du tout ce que je veux dire ».
Contacté par l’AFP, le candidat LFI Bally Bagayoko n’avait pas réagi dimanche en début de soirée. Élu en 2020 après 75 ans de gestion communiste, Mathieu Hanotin a depuis renforcé la police municipale, dont les méthodes sont critiquées par l’opposition. En 2025, cette police de proximité a été impliquée dans au moins sept enquêtes pour faits de violence, selon le parquet de Bobigny.
(Merci à Taxi Girl)






