Il obtenait des relations sexuelles en menaçant de diffuser des photos intimes. Les plaignantes, dont certaines étaient mineures, dénoncent aussi des violences. Il est jugé cette semaine à Saint-Étienne.
[…]Séduites sur les réseaux sociaux, ses très jeunes victimes – certaines n’avaient que 16 ans – se laissaient convaincre de faire ces clichés, d’autres d’accepter un rendez-vous, puis un acte sexuel, filmé le plus souvent à leur insu. Le début d’un engrenage, Zacharia menaçant ensuite de les diffuser à leur entourage pour faire pression sur elles.
Il pouvait aussi se montrer doucereux, se confondant en excuses, jurant de ses sentiments, voire promettant le mariage. À certaines, il avait assuré qu’il effacerait les photos sous leurs yeux, comme gage de sa bonne foi… L’une d’elles s’est ainsi retrouvée prise au piège dans une chambre d’hôtel où elle avait été emmenée de force puis enfermée. Tétanisée et en pleurs, elle lui avait demandé d’arrêter. En vain.
[…]Issues de milieux culturels ou le sexe est particulièrement tabou, la plupart de ces jeunes filles n’auraient pourtant jamais porté plainte si la police ne les avait pas retrouvées. « Il a fallu qu’elle prenne conscience que ce qu’elle avait vécu était du viol, raconte ainsi Me Élodie Kieffer, avocate d’une partie civile. Ce sont de très jeunes filles qui ont pu penser à un moment que c’était de l’amour… » Honteuses d’avoir cédé devant son insistance puis d’avoir cru ses excuses, certaines n’ont à ce jour pas réussi à en parler à leur famille.
[…]







