Le 22 janvier 2026, Ceyhun A., 47 ans, restaurateur d’origine turque, est jugé pour viol aggravé sur son employée Clémence*, alors âgée de 19 ans, en 2019. Clémence, en situation de déshérence et sans attaches dans la région, avait été hébergée par Ceyhun et son épouse Nadia après avoir perdu son logement. Elle s’était également convertie à l’islam peu avant les faits, partageant des moments de prière avec Nadia.
L’expert psychologue décrit Ceyhun, musulman pieux (il dit avoir donné 44 000 euros pour l’édification d’une mosquée), comme un homme persuadé de son bon droit, ayant du mal à comprendre la notion de consentement. Clémence l’accuse de l’avoir violée deux fois dans la nuit du 30 au 31 janvier 2019, enregistrant même le second viol sur son téléphone, bien que sans images.
Nadia, l’épouse de Ceyhun, témoigne de son effondrement en apprenant l’adultère, mais refuse de croire à un viol. Elle évoque les conséquences dramatiques pour leur famille, notamment les insultes et menaces subies par leurs enfants. Les témoignages divergent sur la personnalité de Ceyhun : certains le décrivent comme respectueux, tandis que d’autres évoquent des comportements déplacés envers des femmes.
Le procès doit trancher entre deux versions irréconciliables, sept ans après les faits.







