Une note interne de 18 pages, diffusée sur des groupes WhatsApp de militants de gauche en Seine-Saint-Denis, appelle le parti Les Écologistes à retirer son soutien à Aly Diouara, tête de liste aux municipales à La Courneuve. Le document estime ce soutien « incompatible avec les valeurs et principes » du mouvement écologiste et dénonce une stratégie d’« entrisme » politique.
Au cœur des accusations figure le parcours et l’entourage de l’élu, présentés comme étroitement liés aux réseaux de l’UDI construits autour de Jean-Christophe Lagarde à Drancy. La note affirme que les employeurs, soutiens et fréquentations politiques d’Aly Diouara s’inscrivent dans ce même système, malgré son positionnement affiché au sein de la France insoumise. Elle rappelle que l’ancien député-maire de Drancy a été condamné pour détournement de fonds publics et mis en examen pour « escroquerie en bande organisée » dans l’affaire Garrido-Corbière.
Les auteurs s’attardent également sur les collaborateurs parlementaires de Diouara, dont plusieurs seraient issus, selon eux, des réseaux de la droite locale. Le document cite notamment Laetitia Rigaudière, proche d’Aude Lagarde, revendiquant par le passé un engagement contre la gauche communiste au Blanc-Mesnil. Ces éléments sont présentés comme révélateurs d’un décalage profond entre le discours public de l’élu et ses alliances politiques réelles.
Enfin, la note décrit ce qu’elle qualifie de « prise de contrôle » du groupe écologiste de La Courneuve par l’association La Seine-Saint-Denis au cœur, liée à Aly Diouara. Elle appelle à placer la section locale des Écologistes sous tutelle afin de « rétablir sa conformité aux principes et à la ligne politique du mouvement ». À ce stade, Les Écologistes indiquent qu’aucune décision n’a été arrêtée, malgré la convocation prochaine de leur conseil politique régional.








