Un mois et demi après l’incendie mortel du 30 novembre 2025 à Neuves-Maisons, au sud de Nancy, la justice a confirmé la piste criminelle. Les investigations ont mis au jour un projet coordonné, commandité depuis la prison de Metz, en lien direct avec le narcotrafic. Cinq personnes ont perdu la vie dans le sinistre, provoquant un choc majeur dans cette commune de Meurthe-et-Moselle.
Dans la nuit des faits, un appartement situé sous les toits, en plein centre-ville, a été ravagé par les flammes. Soixante-dix pompiers ont été mobilisés. Sur les six occupants du logement, cinq sont décédés : un couple âgé de 59 et 60 ans, leur fils de 16 ans, ainsi que deux jeunes amis de 16 et 20 ans. Seul un homme de 21 ans a survécu, en parvenant à s’échapper par une fenêtre de toit.
Selon le procureur de la République de Nancy, François Capin-Dulhoste, l’unique survivant était la cible du projet criminel. Un détenu de 21 ans, originaire de Châlons-en-Champagne et incarcéré à Metz, est soupçonné d’avoir organisé l’incendie pour venger un codétenu mis en examen pour trafic de stupéfiants dans la même procédure que la victime rescapée. Le détenu, déjà condamné à trois reprises depuis 2022 pour des faits de violences aggravées, purge une peine de cinq ans d’emprisonnement.
Les auteurs présumés de l’incendie ont été identifiés grâce à la vidéosurveillance. Trois mineurs âgés de 15 à 17 ans et un majeur de 21 ans se sont rendus à Neuves-Maisons dans la nuit du 29 au 30 novembre. L’un des mineurs a pénétré dans l’immeuble, aspergé les lieux d’essence et mis le feu avant de prendre la fuite. Les deux mineurs de 17 ans ont reconnu leur participation. Tous quatre ont été mis en examen pour meurtres et tentative de meurtre en bande organisée. Deux sont incarcérés, les deux autres placés sous contrôle judiciaire. L’enquête se poursuit.






