La cour criminelle de la Haute-Garonne a jugé deux femmes, coupables de violences et séquestration. Un homme accusé de viols ne s’est pas présenté devant ses juges mais il a été condamné.
[…]Aux humiliations et menaces ont succédé les coups. En fin de nuit, elle a subi deux viols longtemps niés par Prince Charmant Otto Longola, le grand absent de ce procès. “Il a profité de sa liberté pour disparaître”, regrette Me Cayere. Cet homme sans papier qui a toujours contesté les deux crimes sexuels dont il est accusé serait rentré dans son pays natal, en Afrique centrale. Pas de quoi rassurer sa victime.
Face aux juges, il restait Judith et Kléa, accusées de violences mais également de séquestration pour la deuxième jeune femme, l’ancienne meilleure amie de la victime. La diffusion d’une photo de nue et autres mauvais coups bas ont mis un terme à leur relation et aux vengeances qui ont éclaté la 5 août 2019. Et devant la cour, l’ambiance est restée très compliquée.
Kléa, défendue par Me Simona Fischetti a été condamné à 3 ans de prison avec sursis ; Judith, accompagnée par Me Annabel Delanglade-Dalmayrac, écope d’une année également avec sursis. Des peines conformes aux réquisitions de l’avocat général. En revanche la cour présidée par Dominique Coquizart s’est montrée beaucoup plus sévère avec l’homme reconnu coupable de viol : 12 années de réclusion criminelle (10 ans requis) et une interdiction définitive du territoire national ont été à l’encontre de Prince Charmant Otto Longola.





