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Un document de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), que révèle «Libération», atteste que l’Etat avait connaissance d’un accord passé entre le cimentier et l’organisation terroriste dès l’été 2014. La Cour de cassation doit se prononcer jeudi sur la mise en examen de l’entreprise.

C’est une note qui ne laisse plus de place au doute. L’Etat, à travers la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), était bien au courant des conditions dans lesquelles Lafarge maintenait son activité en Syrie en territoire en partie occupé par l’Etat islamique (EI). Le document que révèle Libération, émane de la direction de la stratégie de ce service de renseignement, est daté du 26 août 2014 et estampillé «confidentiel défense». Il y est consigné qu’un «agreement [accord en français, ndlr]» a été trouvé entre le cimentier et l’EI pour la poursuite de l’activité commerciale.

La date de cette note a son importance. Elle est rédigée à un moment où Lafarge avait toujours le contrôle de son usine située à Jalabiya, dans le nord-est du pays. A cette époque, la multinationale continue coûte que coûte d’écouler son ciment en dépit de la situation explosive. La région de l’usine est alors en proie à des combats menés par plusieurs groupes armés dont l’EI…

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Libération


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