Deux magistrates ont été placées en garde à vue mardi 9 octobre à Paris par l’inspection générale de la police nationale (IGPN) dans le cadre d’une enquête instruite à Lyon sur les pratiques controversées de la lutte anti-stupéfiants sous le commissaire François Thierry.
L’une d’entre elles, Karine Roussy-Sabourin, est sortie de garde à vue mardi en fin de journée. La seconde, Véronique Degermann, actuellement procureure adjointe au parquet de Paris, était toujours entendue mardi soir, selon des sources proches du dossier contactées par l’AFP.
Comme l’a révélé le quotidien Le Parisien, les juges lyonnais en charge de l’enquête veulent comprendre les conditions dans lesquelles un indicateur, Sophiane Hambli, avait été temporairement extrait de prison en 2012, pour être interrogé dans un hôtel, dans le cadre d’une vraie-fausse garde à vue.
L’information judiciaire lyonnaise est l’une des trois enquêtes qui s’intéressent aux méthodes de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis) et à la gestion des indicateurs sous la direction de son ancien patron, le commissaire François Thierry.





