17/09/2026
L’Express revient sur la rupture politique entre Jean-Luc Mélenchon et Sahra Wagenknecht, autrefois proches, et y voit à la fois le résultat de l’évolution de l’Allemande et des virages idéologiques de La France insoumise.
Le 10 septembre, France Inter présentait déjà Mélenchon et Wagenknecht comme « deux gauches irréconciliables », dans le contexte de la percée de l’AfD en Allemagne. Le BSW, parti fondé autour de Sahra Wagenknecht, refuse désormais le principe d’un cordon sanitaire systématique autour de l’AfD et s’est dit prêt à travailler avec elle sur certains sujets, tout en affirmant s’opposer à plusieurs de ses positions.
Politico relevait en juillet que le BSW cherchait à briser la « Brandmauer » allemande en proposant des coopérations parlementaires avec l’AfD. Début septembre, Wagenknecht a de nouveau déclaré vouloir faire de la politique « avec quiconque » est prêt à porter certains changements, tout en maintenant des lignes rouges, notamment sur la « remigration ».
Le contraste est net avec 2018 : Fdesouche présentait alors Sahra Wagenknecht comme une alliée de Mélenchon lorsqu’elle défendait une réduction de l’immigration de travail, au nom de la protection des salaires et des classes populaires.
L’Express – France Inter – Politico
Sarah Wagenknecht, la chef de file du parti d’extrême-gauche « Die Linke » au Bundestag, s’est prononcée en faveur d’une réduction de l’immigration en Allemagne. Elle décrit l’immigration économique comme une menace sur les bas salaires, la main d’œuvre immigrée ayant tendance à tirer les salaires vers le bas, menaçant ainsi les classes populaires allemandes. Ses propos ont été relayés par Die Welt, journal de centre-gauche allemand.
Selon Mme Wagenknecht, les flux migratoires seraient également une catastrophe pour les pays d’origine, qui verraient ainsi une partie de leurs membres les plus éduqués partirent vers les pays développés. La classe politique allemande adopte une position de plus en plus favorable à une limitation d’une phénomène migratoire, aussi bien chez les partis de droite (AfD, CSU) où cette opinion est largement majoritaire que chez certains cadres de partis plus au centre (CDU, FDP), à présent cette position se développe également dans la gauche allemande à l’exemple de Mme Wagenknecht et de son compagnon Oskar Lafontaine, autre cadre de « Die Linke ».
Une grande partie des électeurs de « Die Linke » sont issus des Länder de l’ex-Allemagne de l’Est, où l’opposition à l’immigration est très forte, les sondages sur l’immigration illustraient d’ailleurs une position très réservée voir hostile de cette électorat vis-à-vis de l’arrivée de migrants.



