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Sarah Halimi : l’antisémitisme pas écarté

13/09

Il était aux alentours de 4 heures du matin, le 4 avril 2017. Dans le XIe arrondissement parisien, K.T., 27 ans, de confession musulmane, pénètre dans l’appartement de Sarah Halimi, une femme de confession juive, au troisième étage du 26, rue de Vaucouleurs. Pour y accéder, il s’était au préalable introduit dans celui des voisins du dessus. Selon des témoins, il la roue de coups aux cris d’ «Allah akbar» , s’interrompant pour proférer des insultes et psalmodier des sourates du Coran. Il précipite ensuite le corps de la sexagénaire par-dessus le balcon. Elle meurt dans sa chute.

Le jeune homme était aussi son voisin. Un Français d’origine malienne qui vivait avec sa mère et ses sœurs au deuxième étage de cet immeuble de Belleville. K.T. est interné. Entendu par une juge d’instruction à l’hôpital, il nie farouchement s’en être pris à Sarah Halimi en raison de sa judéité.

(…) Selon les informations du Figaro , confirmées à Libération par une source judiciaire, K.T. n’était atteint que d’une simple altération du discernement. Un état attesté par le rapport du psychiatre, Daniel Zagury, qui conclut que K.T. était en proie à «une bouffée délirante aiguë, démultipliée par une forte dose de cannabis» au moment du supplice de Sarah Halimi. Ce trouble psychotique, selon l’expert, n’est «pas incompatible avec une dimension antisémite» du crime.
Libération

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