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Les suspects non allemands sont nettement surreprésentés dans les infractions violentes, en particulier les Syriens et les Afghans. C’est ce que révèlent des chiffres exclusifs dont dispose Welt am Sonntag. Les conclusions à en tirer sont hautement controversées sur le plan politique.

La  violence en Allemagne  fait l’objet d’un débat âpre. Les uns voient un pays qui perd son équilibre : ils pointent des meurtres particulièrement violents dans l’espace public, des fusillades, et mettent en garde contre une insécurité croissante au quotidien. À leurs yeux, la hausse de  l’immigration ces dernières années s’inscrit dans cette évolution.

D’autres contestent cette lecture : ils dénoncent une dramatisation et rejettent ces mises en garde, qu’ils assimilent à un discours de droite. Selon eux, le pays reste sûr ; il était même plus dangereux autrefois. Et quand bien même, l’immigration ne jouerait tout au plus qu’un rôle secondaire. La violence serait avant tout un problème lié au genre masculin, indépendamment de la nationalité.  […]

D’après les données recueillies par Welt am Sonntag auprès des Länder, la criminalité violente a certes reculé d’environ 2 % par rapport à l’année record de 2024, mais la répartition des suspects reste très déséquilibrée : les personnes de nationalité étrangère sont fortement surreprésentées au regard de leur part dans la population, d’environ 15 % à l’échelle nationale. Dans des Länder comme la  Bavière , Berlin ou le Bade-Wurtemberg, environ un suspect sur deux dans les affaires de violences ne possède pas la nationalité allemande, selon l’enquête du journal. […]

Les causes des comportements violents sont multiples – et s’entrecroisent. Deux points restent toutefois essentiels. Premièrement, personne ne devient violent uniquement parce qu’il possède un passeport étranger. Deuxièmement, les suspects non allemands contribuent de manière significative au niveau durablement élevé de la criminalité violente – et pas uniquement les hommes. C’est également ce que montrent les chiffres relatifs aux suspects à Berlin : les femmes mises en cause originaires de Syrie (539) et d’Afghanistan (569) présentent des chiffres plus élevés que les hommes suspects allemands (387). Il est donc réducteur de parler d’un simple « problème masculin ». […]

Le Figaro

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