10/04/26
Mohammad Javad Saeli, doctorant en droit privé à l’université d’Orléans, a passé sa soutenance de thèse le vendredi 27 mars. Mais elle a été suspendue et la vidéo de cette thèse n’a pas été rendue publique, à la suite d’un discours religieux lié à la guerre en Iran.
L’Université d’Orléans a signalé à la justice la situation d’un doctorant, également chargé de travaux dirigés, suspendu depuis plusieurs jours. En cause : des prises de position et des publications en ligne qui interrogent sur une possible radicalisation religieuse, en lien avec l’Iran.
Lors de sa soutenance de thèse, mais aussi dans ses enseignements à la faculté de droit, l’homme aurait évoqué à plusieurs reprises l’ayatollah Ali Khamenei. Un courriel adressé à des étudiants ainsi que des contenus publiés sur un réseau social, incluant des menaces, ont conduit l’établissement à réagir. La direction indique avoir rapidement considéré que la situation relevait du pénal.
« Quand on a vu cette menace, on a informé immédiatement la justice, explique Eric Blond, président de l’université. On est dans le cas d’une menace, donc ça devient du pénal. Il est interdit de tenir des propos religieux dans une enceinte académique. En tant que chargé de TD, Mr. Saéli était personnel de l’établissement. Dans les jours qui ont suivi la soutenance, on a réalisé qu’il y avait une certaine dérive dans ces propos en cours, ce qui a amené à la suspension immédiate ».
Une enquête interne est en cours pour comprendre l’évolution récente de la situation. « L’enquête interne démarre à peine. A priori, cette dérive est récente parce que c’est quelqu’un dont on n’avait absolument jamais entendu parler. Il faut qu’on comprenne comment une telle chose a pu s’installer. Il y a des tensions géopolitiques en ce moment. Est-ce qu’elles ont joué ? Sans doute, mais ce n’est pas acceptable », conclut le président de l’université.
9/04/26
2/04/26
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