Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, exprime depuis plusieurs mois son ambition de redonner de la valeur aux diplômes nationaux, notamment le brevet et le baccalauréat, en renforçant les attentes concernant l’usage du français et en valorisant l’excellence. Il vient d’annoncer des changements dans une circulaire partagée aux correcteurs et un entretien accordé aux journaux du Groupe EBRA le jeudi 2 avril, en particulier sur le niveau orthographe, syntaxe et grammaire.
Dès la session 2026, l’orthographe, la syntaxe et la grammaire vont prendre une place plus importante dans la notation des copies du brevet et du baccalauréat. Dans une circulaire publiée le 26 mars dernier, Édouard Geffray a donc annoncé un durcissement des règles pour replacer la maîtrise du français au cœur de l’évaluation et tirer vers le haut le niveau de l’ensemble des élèves.
Cette circulaire indique que les enseignants correcteurs pour le bac et brevet devront désormais s’attarder sur « la qualité rédactionnelle : orthographe, syntaxe, grammaire, clarté de la langue et lisibilité du propos », et ce, dans toutes les matières et pas uniquement en français ou matières littéraires. Ainsi cette circulaire précise ce que le ministre indiquait déjà dans nos colonnes en décembre dernier « J’estime qu’une copie qui n’est pas écrite de manière intelligible, c’est-à-dire avec un niveau d’orthographe, de syntaxe et de grammaire absolument déplorable, ne peut pas avoir la moyenne. » […]
D’autres changements majeurs sont prévus pour le brevet en 2026. La part de l’examen dans la note finale passera de 50 à 60 %, et le contrôle continu prendra désormais en compte les notes obtenues en classe de troisième, plutôt que la seule maîtrise d’un « socle commun » de connaissances et de compétences sur l’ensemble du cycle 4 (cinquième, quatrième, troisième). Aussi les élèves passeront une nouvelle épreuve de mathématiques.
Édouard Geffray prédit ainsi une « chute assez drastique du taux de réussite » au diplôme national du brevet (DNB) en raison de ces nouvelles modalités et nouveautés, prévoyant « peut-être 75 % de réussite au brevet avec beaucoup moins de mentions ». L’objectif ? Rappeler qu’un examen « se prépare » et mieux préparer les élèves à leur entrée au lycée en leur donnant une vision plus réaliste de leur niveau. […]




