Sept ans et demi après les faits, le tribunal correctionnel de Saint-Nazaire a rendu sa décision dans une affaire de violences et séquestration survenue le 5 octobre 2018, au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique. Trois prévenus ont été relaxés, tandis qu’un quatrième a été condamné à dix mois de prison avec sursis pour complicité.
Les faits se déroulent dans un contexte de fortes tensions après l’abandon du projet d’aéroport et les expulsions qui ont suivi. Ce jour-là, une altercation éclate avec un homme surnommé « Spart », décrit comme « guerrier et radical », circulant avec une hache, un couteau et un bouclier. Lors de l’affrontement, il blesse grièvement un homme à la main. Selon l’enquête, il est ensuite poursuivi par plusieurs personnes, désarmé, jeté au sol, ligoté et frappé à l’aide de barres de fer, pelles, fourches et marteau.
La victime est finalement emmenée dans une fourgonnette blanche puis abandonnée dans un champ, à une dizaine de kilomètres. À l’audience, certains prévenus contestent toute participation aux violences. L’un affirme avoir seulement aidé un blessé, une autre évoque « une scène de panique » sans coups observés.
Le tribunal a retenu la complicité pour l’un des prévenus, notamment pour avoir prêté le véhicule ayant servi au transport et porté une gifle. Les autres ont été relaxés. Des peines de six à douze mois avaient été requises. La décision a été rendue le 7 avril 2026.




