La mort de Zaki, 26 ans, survenue vendredi 3 avril 2026 dans le quartier prioritaire de la Valette à Bressuire, a replacé sous les projecteurs un contexte de violences déjà connu autour du city-stade, situé près du lycée Léonard-de-Vinci. Le jeune homme, né à Mayotte d’un père Mahorais et d’une mère Comorienne, est décédé après avoir reçu au moins un coup porté avec une arme blanche. Une enquête a été ouverte pour assassinat, avec une possible requalification à venir.
Selon les éléments rapportés, le drame s’est produit lors d’un affrontement entre bandes rivales. Dans les semaines précédentes, le même city-stade avait déjà servi de cadre, à au moins trois reprises, à des combats nocturnes à mains nues non autorisés, liés au « mouringué », également appelé « morengy » ou « Mrengué », une pratique traditionnelle originaire des îles de l’océan Indien. Des débordements ont été signalés en marge de ces rassemblements, notamment l’usage d’une arme et la dégradation d’une voiture, des faits confirmés au journal. La situation avait conduit au déploiement d’une soixantaine de gendarmes mobiles en renfort.
Les enquêteurs n’excluent aucune hypothèse. « Aucun lien formel n’a été établi à ce stade de l’enquête entre la mort du jeune de 26 ans, les rixes et les combats du mois de mars », indique l’une des sources citées par Courrier de l’Ouest. Une autre précise que les gendarmes ne ferment « aucune porte ». Le seul lien avéré à ce stade reste le city-stade, présenté comme un point de rencontre autour duquel se concentrent de nombreux faits. Les tensions auraient été accentuées par l’arrivée de personnes venant notamment de Niort et de Parthenay pour rejoindre des groupes déjà opposés.
Des vidéos diffusées sur TikTok montrent ces combats organisés en pleine rue, sous les yeux d’adolescents, de parents et de très jeunes enfants. Un enfant de 7 ans aurait même été pris en charge après avoir dit être perturbé par ces scènes. Depuis la mort de Zaki, des adultes se réuniraient dans le quartier par crainte de représailles. « Je tiens à saluer la mobilisation des gendarmes sur le terrain pour assurer la sécurité de tous », a déclaré mercredi soir le préfet des Deux-Sèvres, Simon Fetet. L’autopsie doit permettre de préciser les circonstances exactes du décès, tandis que les investigations se poursuivent pour identifier les auteurs.




