Près de 5 000 Afrikaners, descendants de colons européens en Afrique du Sud, ont été relocalisés aux États-Unis depuis le lancement d’un programme spécifique décidé par Donald Trump. Selon un document du département d’État américain consulté par l’AFP, ces arrivées s’inscrivent dans une politique prioritaire d’accueil visant cette population.
Le président américain affirme, sans fondement selon les éléments rapportés, que les Afrikaners sont victimes de persécutions en Afrique du Sud. Lors d’une rencontre à la Maison-Blanche en 2025 avec son homologue Cyril Ramaphosa, ce dernier a assisté à la diffusion d’images présentées comme trompeuses ou fausses pour illustrer ces accusations.
Depuis le début de l’année budgétaire américaine (1er octobre), 4 499 réfugiés admis aux États-Unis sont presque exclusivement sud-africains, à l’exception de trois Afghans. Ce chiffre s’ajoute aux 340 Sud-Africains accueillis lors de l’exercice précédent, tous après le début de la présidence Trump. Le seuil des 5 000 personnes devrait être atteint en avril, alors que les relocalisations se sont accélérées ces derniers mois.
Dans ce contexte, les autres demandes d’asile ont été suspendues. Parallèlement, plusieurs figures proches de l’administration américaine dénoncent les politiques de discrimination positive mises en place en Afrique du Sud pour corriger les inégalités héritées de l’apartheid. Pourtant, selon les statistiques gouvernementales de 2017, la minorité blanche, représentant un peu plus de 7 % de la population, détenait 72 % des terres agricoles.
Enfin, Washington a fixé à environ 7 500 le nombre total de réfugiés accueillis pour l’année, contre près de 100 000 sous la présidence de Joe Biden, avec une priorité explicitement accordée aux Afrikaners.




