Depuis 7 h du matin, mardi 31 mars 2026, le lycée public Rabelais, à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) est bloqué, à l’initiative du mouvement autonome des lycéens et lycéennes antifascistes de Saint-Brieuc. Des barrières et des poubelles ont été installées devant l’entrée principale de l’établissement et celle des professeurs, élèves de prépa et BTS.
Si ces derniers pouvaient entrer s’ils le souhaitaient, les lycéens en étaient empêchés. Un brasero artisanal brûlait en milieu encore en milieu de matinée. Les lycéens envisageaient de maintenir le blocage toute la journée. Aucun autre lycée briochin n’a été bloqué.
Selon plusieurs lycéens interrogés, la transphobie existe au sein de l’établissement, des propos et des remarques sont quotidiens. Marie Le Bras, la proviseure, a assuré de son côté ne pas être au courant de tels propos. Si nous en avions connaissance, nous interviendrions. Il y a des élèves transgenres dans le lycée, ils sont bien accueillis.
Les lycéens se sont également mobilisés contre la montée de l’extrême droite en France. Lors de leur discours, ils ont expliqué : À Saint-Brieuc et dans une majeure partie de la Bretagne, nous observons avec effroi les records de l’extrême droite historique. Nous l’observons d’autant plus à Saint-Brieuc lors de cette période municipale où des croix gammées et d’autres symboles nazis ont été observés sur des lieux d’affichage présentant des affiches de la France insoumise, ou encore des locaux de ce même parti saccagés dans le centre de Saint-Brieuc.




