Fdesouche


Le vote, le 11 mars, d’une loi sénégalaise doublant les peines visant les relations homosexuelles provoque une onde de choc. Punies désormais de cinq à dix ans de prison, ces relations sont décrites comme une « déviance » par certains responsables politiques. Depuis cette annonce, la panique gagne une partie de la communauté LGBT+, qui tente de fuir le pays.

En France, l’association Stop Homophobie fait face à un afflux massif d’appels en provenance du Sénégal. Sa ligne d’écoute internationale, basée en France, est saturée, avec des dizaines de dossiers à traiter. Certains appelants contactent l’association depuis des pays de transit, comme la Mauritanie, après avoir quitté précipitamment leur pays.

Les témoignages évoquent une peur constante d’arrestation, des menaces de mort et des situations de détresse extrême. « J’ai fui parce qu’on m’avait envoyé un message pour me dire qu’on avait arrêté telle personne, alors qu’on était très proches », explique un homme. « Je savais que tôt ou tard, si je restais, ils allaient venir me chercher. » D’autres décrivent des idées suicidaires, la crainte de voir la police fouiller leurs téléphones et des ruptures forcées avec leur entourage.

Malgré la mobilisation, l’association reconnaît l’absence de solution immédiate, se limitant à transmettre les dossiers au ministère des Affaires étrangères ou à proposer, dans certains cas, un hébergement. Un demandeur d’asile raconte : « Moi et mon partenaire, nous avons subi une agression qui a coûté la vie à mon partenaire (…) Après sa mort, ma famille proférait des menaces en me disant : “si tu ne changes pas, tu seras le prochain”. » Sur place, le climat est décrit comme plus tendu depuis le vote de la loi.

France Info

Agence de marketing prémonition présentation

En direct sur X :

Fdesouche sur les réseaux sociaux

En direct sur X :