Le tribunal correctionnel de Paris juge depuis ce jeudi quatre hommes accusés d’avoir dérobé une Jacob & Co Bugatti Chiron sertie de diamants à un touriste américain en janvier 2024. Le bijou n’a jamais été retrouvé. La bande dérobait des montres dans toute l’Europe et commettait aussi des vols sur les aires d’autoroute.
Plus de deux ans après ce coup audacieux, cette grosse montre sertie de diamants n’a jamais été retrouvée. Le tribunal correctionnel de Paris juge depuis ce jeudi 19 mars quatre voleurs internationaux présumés de montres de luxe, âgés de 32 à 37 ans. Mais ils ne sont que trois dans le box des prévenus. Youssef H, le chef présumé de la petite bande, manque à l’appel. Et pour cause, il n’a jamais été interpellé.
Ces malfrats sont soupçonnés d’avoir agressé un touriste américain et de lui avoir dérobé sa montre d’une valeur de 1 million de dollars, le matin du 1 er janvier 2024, près du Champ-de-Mars (VII e). Tout commence la nuit de la Saint-Sylvestre. Cette équipe rôde près de l’hôtel Pullman (XV e). Il est minuit quand les voleurs repèrent leur proie qui rentre avec sa femme et ses filles pour se coucher. Les voleurs l’attendent toute la nuit. Et à 8 h 30, quand le client sort de l’hôtel, ils le prennent en chasse. Sans méfiance, ce riche Américain remonte la file des taxis quand deux inconnus le surprennent et lui arrachent du poignet sa montre Jacob & Co Bugatti Chiron. […]
Ce jeudi, Ouahid confirme qu’il a participé à ce coup mais tente de minimiser son rôle. Il a vécu en Espagne avant de poser ses valises en France en 2023. Il a été condamné une fois pour une affaire de stups car il consomme régulièrement de la cocaïne. Son avocate, M e Sarah Valduriez, estime que son client n’est qu’un exécutant qui conduisait la voiture et avance que la justice doit évaluer sa responsabilité à l’aune de ses actes.
Le deuxième, Arselane H., connu sous quinze alias, a déjà été condamné deux fois pour vol. Ce Marocain avoue qu’il a arraché la montre du poignet de l’Américain mais il soutient qu’il pensait qu’il s’agissait d’une gourmette sans grande valeur. Le troisième, Akram T., aux cheveux courts et bruns, connu sous douze alias différents et pour un fait de vol, continue de nier en bloc. […]




