19/03/2026
On lui a fait un croche-pied quand il est passé en courant dans la rue. Avant de s’acharner sur lui quand il a demandé des explications. La victime du tabassage en centre-ville, dimanche à Toulouse, retrouve deux de ses agresseurs dans le box, Nizar, 18 ans, et Yanis, 20 ans. Les deux individus ont été condamnés à un an de prison ferme, à purger à domicile, sous bracelet électronique.
La figure de l’homme de 30 ans est plus éloquente encore que ne l’est son récit : son visage est difforme, ses yeux recroquevillés par la noirceur des hématomes qui les entourent et enfin son nez forme un angle droit. […]
“Les témoins sont unanimes : quand il était au sol, il a été roué de coups de pied par cinq personnes : quelle lâcheté !“, cingle le magistrat en direction des prévenus. Seulement, dans le box, il ne se trouve que deux personnes et ils ont plus l’allure de chérubins que de boxeurs. […]
La magistrate use desdits témoignages pour acculer Nizar, désigné par “trois des cinq témoins” comme ayant “frappé au sol”. Elle requiert pour Yanis neuf mois de prison ferme ainsi que trois mois de révocation d’un sursis aménagé sous la forme d’un bracelet électronique. Quant à Nizar, qui a commis d’autres faits de violences en janvier, elle invite le tribunal à le condamner à neuf mois de prison ferme avec mandat de dépôt.
17/03/2026
Une scène d’une grande violence selon les témoins. Un petit groupe s’en est pris gratuitement à un homme de 32 ans, dimanche après-midi, aux abords du Capitole. Avant de s’acharner sur lui. Les agresseurs présumés ont été rapidement identifiés et interpellés.
.Le croche-pied qui l’a fait chuter est totalement gratuit. La victime se relève. Son erreur, à ce moment-là, est sans doute de se laisser guider par son amour-propre. Il se dirige vers ce groupe de cinq, mêlant mineurs et jeunes majeurs, en quête d’une explication. “Après, il ne se souvient plus de rien“, soupire une source proche de l’enquête.
Ce sont des témoins qui, après s’être courageusement interposés, ont raconté les coups portés, puis l’acharnement dont a fait preuve cette bande une fois la victime inerte au sol. Frappée “à grands coups de pied dans la tête“. Bilan, un nez cassé, de multiples hématomes au visage et 5 jours d’incapacité légale délivrés par le médecin légiste. […]
De source policière, ils auraient “minimisé les coups portés” et “renversé la situation, évoquant une riposte” face à une agression. À trois contre un ? Au terme de leur garde à vue, deux mineurs de 16 ans ont été libérés. Ils seront bientôt convoqués devant le juge des enfants. Le seul majeur mis en cause, un jeune de 20 ans, a été déféré au parquet de Toulouse en vue d’une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel.




