Des serruriers, des agents de sécurité privée et des équipes d’assesseurs «panachées» : échaudée par les incidents et les fraudes, très courants lors des élections à Marseille, la mairie assure être en ordre de marche pour «un scrutin sûr, fiable et sincère». Le directeur général des services (DGS) de la Ville, aidé du cabinet du maire, a expliqué à l’AFP avoir organisé depuis des mois cette élection, forte de «toutes les histoires qu’on raconte sur les précédents scrutins» dans la 2e ville de France.
Des murs de parpaing montés devant une école, des serrures de bureaux englués, ou encore une tentative de vol d’urne par des hommes munis d’armes factices : les précédents scrutins à Marseille ont été émaillés d’importants incidents. Les candidats craignent de potentielles fraudes.
La police municipale sera «en bonne tension», renforcée par une centaine d’agents de sécurité privée qui se tiendront à l’extérieur des bureaux dans lesquels des incidents ont eu lieu dans le passé. Des mesures de prévention d’autant plus importantes, souligne la mairie, que le «double vote» lié à la réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille pourra provoquer des files d’attente.
Pas forcément confiant envers la mairie centrale, le maire des 11-12e arrondissements, Sylvain Souvestre (LR), a indiqué à La Provence avoir mandaté des huissiers. Comme le candidat RN Franck Allisio et la candidate Martine Vassal (DVD), il a dénoncé des anomalies sur les listes électorales, notamment la présence, vérifiée par l’AFP, de «supercentenaires », comme une femme née en 1905. […]




