Le groupe jihadiste Ashab al-Kahf revendique l’attaque qui a coûté la vie à un militaire français en Irak. Il avait déjà revendiqué l’attentat antisémite contre la synagogue de Liège en Belgique il y a quelques jours.
Guerre au Moyen-Orient: qui est le groupe qui revendique l'attaque qui a coûté la vie à un militaire français ? pic.twitter.com/5yMnMDI6ra
— BFM (@BFMTV) March 13, 2026
Le groupe armé pro-iranien Ashab al-Kahf a annoncé tôt ce matin prendre pour cible “tous les intérêts français en Irak et dans la région” après le déploiement du porte-avions français Charles de Gaulle dans le Golfe.
“Nous annonçons à partir de cette nuit que tous les intérêts français en Irak et dans la région seront sous le feu de nos attaques”, a déclaré le groupe irakien sur Telegram, exhortant les habitants à rester à au moins 500 mètres d’une base au Kurdistan irakien où se trouvent des militaires français, sans revendiquer directement une attaque qui a fait un mort et plusieurs blessés français.
Un militaire français a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d’une attaque contre des forces françaises déployées au Kurdistan irakien. L’information a été annoncée par le président de la République Emmanuel Macron sur le réseau social X.
« L’adjudant-chef Arnaud Frion du 7ᵉ bataillon de chasseurs alpins de Varces est mort pour la France lors d’une attaque dans la région d’Erbil en Irak », a écrit le chef de l’État. Il s’agit du premier soldat français tué depuis le début de la guerre au Moyen-Orient déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.
Quelques heures auparavant, six soldats français engagés dans des missions de formation auprès des forces irakiennes avaient déjà été blessés lors d’une « attaque de drones » dans la même région. Selon les autorités locales, deux drones ont visé une base située à Mala Qara, à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest d’Erbil, capitale du Kurdistan irakien.
« Cette attaque contre nos forces engagées dans la lutte contre Daech depuis 2015 est inacceptable », a déclaré Emmanuel Macron, ajoutant que « la guerre en Iran ne saurait justifier de telles attaques ». Depuis le déclenchement du conflit régional, le Kurdistan irakien et la ville d’Erbil ont été visés par plusieurs attaques attribuées à des factions pro-iraniennes.
La France participe depuis 2015 à la coalition internationale antidjihadiste dirigée par les États-Unis, qui forme les forces locales dans la lutte contre l’organisation État islamique. Dans le contexte de l’extension du conflit régional, Paris a également déployé un dispositif aéronaval autour du porte-avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale.




