10/03/2026
Samy Debah, pilier du collectif contre l’islamophobie en France, interdit en 2021, est en lice à Garges-lès-Gonesse, avec le soutien de LFI. Il a raté la mairie de 127 voix en 2020.
Il devait comparaître le 3 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Pontoise (Val-d’Oise), pour répondre de son éventuelle participation à la reconstitution du Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), dissous par un décret du ministre de l’Intérieur en septembre 2021.
Le procès de Samy Debah et de trois comparses a été repoussé à une date ultérieure, a fait savoir le parquet, sans préciser pourquoi. Il se peut que la justice ait choisi de ne pas interférer dans la campagne des municipales. Samy Debah est en effet tête de liste « Union de la gauche et citoyenne » à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise).
Il est conseiller d’opposition dans cette ville de 42 000 habitants, où il avait failli l’emporter en 2020. La victoire de Benoît Jimenez (UDI, devenu en 2025 président de La France Humaniste, le mouvement créé par Dominique de Villepin) s’était jouée avec 127 voix d’avance seulement, sur fond de participation faible, 41,5 %.
Samy Debah repart à la conquête de la mairie cette année à la tête d’un groupe comptant, d’après son site, des communistes, des socialistes, des insoumis et des anticapitalistes du NPA. Les Insoumis sont les mieux représentés. La numéro deux de la liste, Samia Amrani, est animatrice du groupe de La France insoumise à Garges. Le député LFI du Val d’Oise Carlos Martens Bilongo apparaît en tant que soutien sur les affiches de campagne.

06/03/2026
C’est ce mardi que débute le procès de Samy Debah. Le conseiller municipal d’opposition à Garges-lès-Gonnesse est convoqué au tribunal en compagnie de ses trois complices du Collectif contre l’Islamophobie (CCIF), organisation qu’il avait fondée et qui avait été dissoute par le gouvernement en 2020, à la suite de l’assassinat de Samuel Paty. Une dissolution à laquelle s’était notamment opposée la Ligue des Droits de l’Homme (LDH). La dissolution avait ensuite été confirmée par le Conseil d’État en 2021.

Placé en garde à vue le 3 septembre dernier, Samy Debah se trouve depuis cette date sous contrôle judiciaire dans l’attente de son procès. Lui et ses trois complices sont soupçonnés de «participation au maintien ou à la reconstitution d’un groupement dissous». Il s’agit d’un délit passible de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.
Le ministère de l’Intérieur avait effectué un signalement à la justice lorsque Gérald Darmanin était encore à sa tête, soupçonnant que le CCIF, dissous officiellement le 24 septembre 2021, avait été reconstitué en Belgique sous le nom de CCIE (Collectif contre l’Islamophobie en Europe) jusqu’au 3 septembre 2025.
Marion Pugliese, l’avocate de Samy Debah, avait confirmé en septembre les soupçons du ministère public envers son client sur le fait d’avoir maintenu le CCIF sous l’appellation CCIE. De son côté, l’avocate du CCIE, Me Sefen Guez, Guez soutient que «les deux entités n’ont rien à voir» et qu’«il s’agit d’une procédure politique.»
Le CCIE utilise l’ancienne page Facebook du CCIF en gardant tous ses anciens abonnés :


18/09/2025
Samy Debah, conseiller municipal d’opposition à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise) et ex-fondateur du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), a été placé en garde à vue le 3 septembre 2025 à Cergy avec trois autres personnes. Tous quatre sont soupçonnés d’avoir poursuivi l’activité du CCIF, dissous par décret en 2020 après l’assassinat de Samuel Paty, sous la forme d’un nouveau collectif basé en Belgique, le CCIE (Collectif contre l’islamophobie en Europe).

Le parquet de Pontoise a retenu le délit de « participation au maintien ou à la reconstitution d’un groupement dissous », passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Les prévenus, placés sous contrôle judiciaire, doivent comparaître le 3 mars 2026. L’affaire découle d’un signalement transmis par l’ancien ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Le ministère se félicite de la coopération judiciaire avec la Belgique, qui a permis d’établir que le CCIE avait fonctionné jusqu’au 3 septembre 2025.
Les avocats contestent les accusations, affirmant que le CCIF et le CCIE sont deux entités distinctes, avec des dirigeants et des missions différentes. Pour eux, la procédure est avant tout politique. Le Conseil d’État avait confirmé en 2020 la dissolution du CCIF, estimant que son autodissolution visait à échapper aux poursuites, malgré l’absence d’incitation directe au terrorisme dans ses publications.




