Marquée à vie à 19 ans et traumatisée, une jeune femme a été violée et copieusement frappée par un trentenaire début février 2026 près d’Évreux. Un crime et un déchaînement de violences qui ont suscité un vif émoi dans la capitale de l’Eure.
Mais c’est loin de la Cité Jolie et devant la cour d’appel de Rouen que l’auteur tente de plaider sa cause fort maladroitement. Sa victime, psychologiquement fragile, outragée dans son corps et dans son âme (deux semaines d’ITT) a tenté de se suicider quelques jours après avoir été abusée dans le fourgon professionnel.
Longues dreadlocks, hyper baraqué, Armel Booto, 34 ans dans quelques semaines et livreur Chronopost, a complètement pété les plombs ce 1er février 2026. Il rencontre la jeune femme en boîte de nuit à Évreux, sympathise et lui propose de la ramener chez elle.
Mais sur le chemin, tous deux ivres, il stoppe sa camionnette professionnelle à Arnières-sur-Iton. Frappe et viole au cœur de la nuit ; la rattrape une première fois quand elle tente de s’échapper. Un riverain l’entend hurler et la voit courir à moitié nue. Un autre, qui promenait son chien sur le chemin, la scène du crime donc, découvre la victime en pleurs, le visage tuméfié à l’arrière du véhicule. Elle sort. Booto prend la fuite.
[…]Dès son interpellation, le violeur, entraîneur et joueur de foot dans l’Eure, reconnaît les faits : « j’ai été pris d’une pulsion et j’avais beaucoup bu », déclare-t-il aux enquêteurs. L’expert psychiatre qui l’a rencontré en garde à vue conseille une prise en charge thérapeutique contre son alcoolisme. Et un traitement pour limiter sa libido.

Sans avocat ce mercredi 4 mars 2026 devant la chambre de l’instruction, l’ancien gardien de but au club phare d’Évreux plaide sa remise en liberté. Il n’avait aucune chance comme le confirment les magistrats le lendemain. Pour l’heure, l’Ébroïcien est mis en examen pour viol. Pas pour les violences.




