Au pied des Cévennes, la petite commune de Ganges (Hérault, 3800 hab.), n’est pas épargnée par le trafic de drogue. Ce qui touche directement les habitants et pèse pour certains dans leur vote. D’autres communes des environs vivent la même situation.
Derrière son zinc du bar des halles, où ses clients grattent des tickets de jeux et d’autres sirotent un “jaune”, Pascal Atger évoque le narcotrafic à la cantonade. “Là c’est simple, c’est calme parce qu’ils sont tous en prison ! Mais le trafic de drogue, vous savez, c’est une pieuvre, on coupe une jambe, elle peut quand même se déplacer.“
Ganges, dans l’arrière-pays héraultais, sur la route des Cévennes gardoises, à 50 km de Montpellier, est une de ces innombrables communes rurales gangrenées par le trafic de stupéfiants et ses conséquences multiples en termes de délinquance et d’influence sur le vote des électeurs. Pourtant, non loin des berges de l’Hérault, qui font le bonheur des canoës et des randonneurs, la carte postale est idyllique et tout le monde dit qu’il fait bon vivre à Ganges.
Mais les faits sont têtus : aux dealers qui avaient carrément installé la chaise pliante et écrit les prix du cannabis et de la cocaïne sur les murs en attendant le client, dans le centre du village, s’est ajoutée de l’ultraviolence. Avec un pic, avec coups de couteau et coups de feu, en avril 2025. Sans doute pour la reprise du point de deal. Une vaste opération de gendarmerie a conduit plusieurs individus en prison en septembre. [..]




