Une femme de 25 ans et un homme de 29 ans ont été condamnés, le 18 février à Paris, sur comparution avec reconnaissance de culpabilité, à un an de prison avec sursis et un an ferme. Ils ont été sanctionnés pour avoir, entre le 30 juin 2025 et le 17 février 2026, mis en oeuvre à Liancourt (Oise), à Paris et dans toute la région parisienne, un juteux trafic de drones et de montres connectées destinés aux prisonniers des centres pénitentiaires de la région parisienne.
L’affaire commence il y a quelques semaines quand les cyber-enquêteurs de la BL2C reçoivent un renseignement ciblant un compte Snapchat nommé « LeBonDrone 75 ». Son propriétaire y propose des livraisons par drones en prison et des montres connectées. Les premières recherches permettent d’identifier l’administrateur et le cerveau de ce commerce. Naïli, défavorablement connu des services de police, est… détenu au centre pénitentiaire de Liancourt. Depuis sa cellule, il orchestre cet audacieux trafic, sous le pseudonyme de « Droneur92 ». « Il propose des appareils équipés pour des livraisons sur mesure derrière les murs de la prison, ainsi que des montres connectées présentées comme indétectables aux portiques de sécurité », précise une source proche de l’affaire.
Le détenu commande les produits destinés à être revendus sur des sites dédiés. Il assure la promotion sur le compte Snapchat et échange directement avec ses « clients », c’est-à-dire d’autres prisonniers ou leurs proches qui projetaient de faire entrer de la drogue ou des téléphones à l’intérieur de leur lieu de détention. « Droneur92 » bénéficie de l’aide d’une précieuse complice à l’extérieur. Sofia lui apporte un soutien logistique. Elle réceptionne les colis, prend les produits en photo pour alimenter la vitrine commerciale de leur petite entreprise de vente en ligne. Et enfin elle assure la livraison des produits aux acheteurs. Les télépilotes entrent à leur tour en action. […]




